Pourquoi je cherche ce que j'ai fait de mal quand on me répond « ok »

Un « ok. » arrive, avec le point, et ton ventre se serre avant même que tu aies fini de le lire.

Tu remontes la conversation. Tu relis ton dernier message, tu cherches la phrase de trop, le smiley qui manquait. Tu repasses la dernière fois que vous vous êtes vus : qu'est-ce que j'ai dit ? Une heure plus tard, tu as un dossier complet contre toi, et personne ne t'a rien reproché. Ça me fait mal pour toi, cette enquête que tu mènes seule sur ton canapé.

Un « ok. » sec peut venir d'une réunion, d'un téléphone à 3 %, d'une journée trop longue. Tu choisis pourtant l'explication qui te met au centre : c'est moi. Au moins, une faute, ça se répare. « C'est juste une journée longue », ça ne te laisse rien à faire de tes mains. Alors tu gardes la faute. Elle te coûte ta soirée, et peu à peu, l'humeur des autres devient ton travail.

Une faute, ça se répare. Une journée longue, ça ne te laisse rien à faire.

Je me demandais…

Ce serait si grave, de ne rien pouvoir faire pour quelqu'un que tu aimes ?