Pourquoi je finis toujours par détester mes amis

Au début, tu l'aimais vraiment. Puis un soir son nom s'affiche sur ton écran, et ton ventre se serre avant même que tu décroches.

Ça commence par de petites choses. Elle arrive en retard, encore, et tu dis « pas de souci ». Il te raconte une heure de sa semaine, tu écoutes, tu gardes la tienne pour plus tard. Tu avales, tu souris. J'aime bien cette envie que tu as de ne pas faire d'histoires, elle dit à quel point tu tiens aux gens.

Mais aucun « pas de souci » ne disparaît. Chacun reste quelque part. Un jour, il n'y a plus de place, et ce que tu ressens, tu l'appelles de la haine. Souvent, c'est une longue liste de choses jamais dites, et c'est elle que tu vois quand tu regardes ton amie. Alors tu réponds plus tard, tu trouves des raisons. Ça coûte : des gens que tu aimais s'éloignent sans avoir su ce qui pesait. Est-ce que ça te dit quelque chose ?

Ce que tu appelles de la haine est souvent une longue liste de choses jamais dites.

Je me demandais…

Qui tu aurais peur de devenir, le jour où tu dirais à quelqu'un que ça t'a fait mal ?