Pourquoi j'attire des hommes qui ne sont là qu'à moitié

Il a répondu après trois jours, une phrase gentille, et tes épaules sont descendues d'un coup. Tu as relu son message deux fois, dans le lit, la lumière éteinte.

Pendant le silence, tu travailles. Tu devines, tu t'arranges, tu te dis qu'il a eu une semaine dure, qu'il est comme ça. Et quand le mot arrive enfin, le soulagement est si fort que tu le prends pour de l'amour. Je trouve ça tendre, cette façon de laisser la porte ouverte à quelqu'un qui n'entre qu'à moitié.

Celui qui répond tout de suite, qui dit ce qu'il veut, te paraît presque fade, et tu ne sais pas pourquoi. Le cœur ne s'emballe pas, alors tu te dis que ce n'est pas ça. Pendant ce temps, tu passes tes soirées à comprendre un homme au lieu d'être avec lui.

Est-ce que c'est toi, là-dedans, ou pas du tout ?

Le soulagement quand il répond, tu l'as pris pour de l'amour.

Je me demandais…

Tu perdrais quoi, toi, le jour où quelqu'un serait là sans que tu aies rien à deviner ?