Pourquoi je me réveille à 4h et je pense à tout

Quatre heures dix. Pas de réveil, personne ne t'a secoué, et pourtant tu as les yeux ouverts et c'est déjà parti.

Ce n'est pas le bruit, ce n'est pas la soif. Tu ouvres les yeux et en trois secondes la liste est là, entière : le mail que tu n'as pas envoyé, le ton bizarre de ta sœur au téléphone, l'argent, un truc de 2019 dont plus personne ne se souvient. À quatre heures, tout est grave. Tu te dis que tu vas réfléchir deux minutes et régler ça, et tu essaies vraiment, et ça, ça me touche. Mais à cette heure-là on ne règle rien, on tourne.

Ce qui remonte, c'est ce que tu as mis de côté toute la journée pour pouvoir avancer. Le jour, il y a du bruit, des gens, des choses à faire, et ça tient. La nuit, il n'y a plus rien devant, alors ça passe. Et tu paies en sommeil une inquiétude à laquelle tu ne donnes jamais de place en plein jour.

À quatre heures, tout est grave.

Je me demandais…

Qui s'occuperait de toi, en plein jour, si tu disais simplement que tu n'es pas tranquille ?