Pourquoi je tombe toujours sur des hommes à problèmes

Deuxième verre, il te parle de son ex, de son père, de son travail qui part en vrille. Et toi, tu te dis : il me fait confiance.

Tu écoutes. Tu poses la bonne question, tu restes un peu plus tard que prévu, tu trouves les mots qu'il cherchait. Quand il dit « je n'ai jamais raconté ça à personne », quelque chose en toi se serre de joie. Ça me touche, d'ailleurs : c'est beau d'être celle à qui on se confie.

Celui qui va bien et ne dit rien de lui le premier soir te paraît fermé. Loin.

Sauf que ça s'installe. C'est lui qui a la semaine difficile, toi qui as de la place. Ce que tu avais à dire attend, « ce n'est pas le moment ». Ce qui ressemblait à de la proximité va dans un seul sens : il se raconte, tu écoutes. Tu voulais qu'on te laisse entrer, et tu finis par tenir la maison de quelqu'un d'autre.

Tu voulais qu'on te laisse entrer, et tu finis par tenir la maison de quelqu'un d'autre.

Je me demandais…

Tu te sentirais à ta place, un soir, si quelqu'un allait bien et n'avait besoin de rien ?