Pourquoi je n'arrive pas à profiter quand tout va bien

La journée était bonne, la maison est calme, et tu guettes quand même ce qui va mal tourner.

Rien ne cloche, et c'est ça qui te serre un peu le ventre. Tu te dis « c'est trop calme ». À un moment tu ris pour de vrai, et une petite voix ajoute : « profite, ça ne va pas durer ». Franchement, ça me fait de la peine pour toi, cette voix. Elle arrive pile quand le moment était à toi.

Chez beaucoup de gens, c'est un vieux réflexe : un jour, quelque chose est tombé juste après un bon moment. Depuis, les épaules restent prêtes, pour ne plus être prises par surprise. Ça évite un choc, mais ça prend le moment lui même : tu paies d'avance la chute, et la soirée tranquille, tu ne l'as pas vraiment eue.

Tu paies d'avance la chute, et la soirée tranquille, tu ne l'as pas vraiment eue.

Je me demandais…

Tu aurais besoin de quoi, un soir calme, pour croire que ce calme est vraiment à toi ?