Pourquoi je culpabilise dès que je me repose
Tu viens enfin de t'asseoir sur le canapé, et une petite voix te dit déjà que tu pourrais lancer une machine.
Rien d'urgent, personne ne t'attend. Et ça commence quand même : la machine à laver, le mail resté sans réponse, le carton dans l'entrée. Tu restes là, mais seul le corps est posé. La tête, elle, est restée debout.
Au bout de dix minutes, tu te lèves « juste pour » une chose. Ou tu restes, et tu comptes le temps qui passe. Ça me serre un peu le cœur, ce canapé où tu n'arrives pas à te poser.
C'est comme si s'asseoir se méritait, et que le droit n'arrivait qu'une fois tout fini. Sauf que la liste ne finit jamais, alors ce moment ne vient pas. Ce que ça coûte, c'est le repos lui-même : un repos où tu te surveilles ne repose pas, et tu te relèves avec la même fatigue qu'en t'asseyant.
Un repos où tu te surveilles ne repose pas.
Je me demandais…
Tu aurais peur qu'on pense quoi de toi, le jour où tu t'arrêterais sans avoir tout fini ?