Pourquoi je finis toujours avec des hommes qui me font attendre
Ton téléphone est retourné sur la table et tu fais comme si tu ne l'attendais pas. Il a dit « je te dis ça demain ».
Et puis il écrit. Trois lignes, presque rien, et dans ta poitrine quelque chose se relâche : ah, il est là. Tu te dis que c'est ça, tomber pour quelqu'un.
Moi, ça me serre un peu le cœur, parce que ça ressemble tellement à de la joie. Mais tu as attendu, tu as compté les heures, et quand ça s'arrête, le corps respire.
Alors quand quelqu'un répond tout de suite, dit ce qu'il pense, vient quand il a dit qu'il viendrait, il n'y a pas d'attente à faire cesser. Rien ne se dénoue, et ça te paraît plat, presque trop simple.
Et si ce que tu appelles l'étincelle était la fin du manque ? Ça coûte des soirées entières passées à guetter un écran pour trois lignes.
Ce que tu appelles l'étincelle est parfois seulement la fin du manque.
Je me demandais…
Qu'est-ce qui resterait de toi, un soir, si ton calme ne venait plus d'une réponse ?