Pourquoi je finis toujours par détester mon travail

Au début, tu avais hâte. Maintenant tu regardes l'heure à 15h en te disant : encore un travail que je déteste.

Les premières semaines, tu dis oui à tout. Tu restes dix minutes de plus. Tu prends le dossier dont personne ne veut, tu réponds « pas de souci » avant même la fin de la question. Tu veux qu'on se dise que c'était une bonne idée de te prendre, et ça me touche, cette envie de bien faire.

Seulement, ce que tu as donné au début devient vite ce qu'on attend de toi. Personne ne l'a décidé, toi non plus. Quelques mois plus tard, tu fais le travail de deux personnes sans l'avoir jamais accepté à voix haute. Et la colère ne peut pas viser tous ces petits oui, alors elle tombe sur le travail. Tu le détestes, puis tu pars, et ça recommence ailleurs.

Est-ce que c'est un peu ça ?

Ce que tu as donné au début devient vite ce qu'on attend de toi.

Je me demandais…

Ça changerait quoi pour toi, un lundi, si tu n'avais plus à prouver qu'on a bien fait de te prendre ?