Pourquoi je finis toujours avec des gens qui me font sentir que le problème, c'est moi
Il est tard, et dans ta tête tu rédiges des excuses pour une phrase que tu as peut-être mal dite.
Au début, c'était tout l'inverse : l'autre te regardait comme la meilleure chose de l'année, et tu avais enfin l'impression de compter. Puis ça a tourné, doucement. Une remarque sur ton ton, un silence qui dure jusqu'à ce que tu t'excuses. Tu entends ta voix dire « tu as raison, j'aurais dû le dire autrement » avant même d'avoir compris ce qui s'est passé. Cette façon que tu as de chercher ta faute avec tant de sérieux, elle me touche.
C'est peut-être ça, le schéma : ce qui revient n'est pas le même visage, c'est la place qu'on te laisse, celle de quelqu'un qui doit prouver qu'il n'est pas trop sensible, pas trop demandeur. Et à force de chercher ce que tu as mal fait, tu ne te demandes plus ce que toi, tu vis. Ça te dit quelque chose ?
Tu cherches ta faute avec un sérieux que personne ne t'a demandé.
Je me demandais…
Ça t'enlèverait quoi, de croire une seule fois que tu n'y es pour rien ?